Une plainte contre Martin Fayulu pour “incitation à la haine ethnique” et “crimes contre l’humanité” déposée à la cour de Cassation

Le procureur général près la Cour de cassation, Flory Kabange Numbi, a annoncé, lundi 29 avril, avoir reçu une plainte pour “incitation à la haine ethnique“, “massacre des balubas” et “crime de génocide et crimes contre l’humanité” à l’encontre de l’opposant Martin Fayulu, qui a appelé dimanche à la démission du président Félix Tshisekedi.

La plainte contre Fayulu et “consorts” pour “incitation à la haine ethnique“, “massacre des balubas“, “pillages“, “atteinte aux droits garantis” et “crime de génocide et crimes contre l’humanité“, a été déposée, le 18 février dernier, par Jean-Claude Ngoy Lufuluabo. Elle a été notifiée ce lundi au commissaire général adjoint de la police en charge de la police judiciaire.

Dans la journée, Typhon Kin-Kiey Mulumba, allié de Felix Tshisekedi, a mis en garde Fayulu, lui rappelant qu’il “existe des lois et des magistrats au Congo“. Kin-Kiey réagissait  aux critiques acerbes et menaces  de l’opposant à l’encontre du président de la République.

Martin Fayulu, qui a regagné Kinshasa dimanche après une tournée euro-américaine, a appelé à la démission de Félix Tshisekedi qu’il a comparé à un “placebo“.

Ses meetings depuis la proclamation de sa défaite, sont émaillés d’appels à l’insurrection,à la haine tribale et à la violence de la part de ses partisans. Des appels condamnés, à maintes reprises, par Fayulu et la coalition Lamuka, qui soutenait sa candidature à la présidentielle.

En février dernier, un groupe de personnes se revendiquant partisans de Fayulu avaient été filmées au cours d’un meeting à la place Sainte-Thérèse, scandant des chants hostiles aux baluba, ressortissants des provinces de la région du Kasaï d’où est originaire le président Félix Tshisekedi.

Des situations similaires avaient été rapportées dans le Kwilu, province d’origine de Martin Fayulu.

Dans un pays déchiré par des conflits armés et tensions interethniques, cette situation avait inquiété de nombreuses ONG et l’Eglise catholique via la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Actualite.cd

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