Soumis à une procédure de retrait de la licence 2G pour insolvabilité, Vodacom Congo tente-t-il de faire du Chantage au Gouvernement congolais ?

Depuis un certain temps, plusieurs rapports accablants venant notamment, du ministère des PT-NTIC révèlent que Vodacom Congo sape les intérêts de l’État congolais en s’illustrant dans les scandales de fraude fiscale.

Au regard de cet aspect des choses, Emery Okundji, le ministre des PT-NTIC ne déchante pas dans la dynamique de la lutte contre ces anti-valeurs qu’il a instaurée depuis son arrivée à la tête de ce ministère en vue de remettre l’État congolais dans ses droits. C’est ce qui a motivé la publication de son arrêté du 29 avril 2019 dans lequel cet officiel congolais accordait un délai d’un mois à la société Vodacom pour que celle-ci entame des procédures nécessaires pour actionner le renouvellement de son contrat de licence 2G, dont le prix d’acquisition a été revu à la baisse par l’état congolais dans le cadre de promouvoir la compétitivité et la concurrence loyale.

Curieusement et contre toute attente, Vodacom Congo se sert de l’espace médiatique et de ses relations avec certaines autorités congolaises pour chercher à contourner cette évidence et renverser la tendance en sa faveur. Vodacom va plus loin en portant plainte le 07 juin au Conseil d’État contre le ministère des PT-NTIC dans le but d’obtenir l’annulation de l’arrêté signé par le ministre Emery Okundji le 29 avril.
Et pourtant, se trouvant dans des mêmes conditions, Airtel Congo a dû se conformer aux exigences de l’État congolais.

En adoptant ainsi une telle attitude qui s’apparente à un chantage, Vodacom s’expose au retrait pur et simple de cette licence ( deuxième génération). Car, au-delà du renouvellement du contrat demandé, cette entreprise doit verser 30 millions des dollars à l’état congolais. Une thèse qui a été confirmée par la commission inter-institutionelle PT-NTIC-Finances-DGRAD-ARPTC.

Le premier round judiciaire entre Vodacom Congo et le ministère des PT-NTIC pourrait avoir lieu ce lundi 10 juin 2019 au conseil d’État. LIBERTÉ PLUS suivra de près cette bataille judiciaire dans l’espoir que seule la vérité triomphera face à la dérive totalitaire des gens qui pensent que la RDC mérite subir la loi du plus fort.

LibertePlus

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Solve : *
3 + 23 =