Martin Fayulu s’estime lâché, trahi, sacrifié, comme un politicien peut-être trop pur, sans doute un peu naïf

Candidat malheureux aux élections de décembre dernier, Martin Fayulu Madidi, a accordé un entretien au journal français Le Monde dans son lieu de travail Faden House.

Au cours de cette interview avec Joan Tilioune, envoyé spécial des formats multimédias de ce médias, l’opposant congolais indique qu’il s’estime lâché, trahi, sacrifié, comme un politicien peut-être trop pur, sans doute un peu naïf qui feint de découvrir le cynisme de la realpolitik.

Martin Fayulu, qui continue à contester la victoire de Félix Tshisekedi, estime que la première alternance en République démocratique du Congo depuis l’indépendance n’en était pas une, plutôt une alternance négociée.

Au lendemain de l’annonce des résultats, le président kényan, Uhuru Kenyatta, avait dépêché son envoyé spécial, Martin Kimani, pour le convaincre d’accepter les résultats. En vain. “Il avait une idée de créer un poste de vice-président, or ce n’est pas dans notre Constitution. Et puis, il œuvrait pour Félix Tshisekedi“, raconte Fayulu au journal Le Monde.

Martin Fayulu pointe également du doigt l’hypocrisie de la communauté internationale qui n’arrêtait pas d’appeler à la démocratie.

Ils ont fini par « prendre note » des résultats, puis par « saluer un transfert de pouvoir pacifique ». Il en veut à la France, traite son chef de la diplomatie de « guignol », fulmine contre l’ambassadeur américain « devenu directeur marketing de Félix Tshisekedi », se dit dégoûté de l’Union africaine où les dirigeants ne daignent plus vraiment le recevoir.

Politico.cd

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