Keyser Filip propose la création du Centre National d’Innovation Numérique (CNIN)

Centre National d’Innovation Numérique (CNIN) est une proposition d’un digne fils du pays de la RDC, chevronné dans la matière, qui n’a choisi autre moyen que de lancer sa proposition sur le numérique, via les réseaux, afin justement de démontrer l’importance que revêt la communication numérique en ce 21e siècle.

Keyser Filip propose ce qui suit :

  1. Prendre un des immeubles dans la commune de la Gombe au quartier Royal et donc l’affecter entièrement à ce centre;
  2. Nommer une équipe de suivi de projet qui rendra compte à la présidence;
  3. Tous les sites web, applications, médias sociaux et autres besoins tech du gouvernement ne seront exécuté que par ce centre (l’Etat va ainsi encourager la main d’œuvre locale tout en ne dépensant plus des sommes non justifiées pour souvent un travail qui n’est pas pérenne);
  4. Une équipe se chargera spécialement de tester, de penser l’infrastructure tech de nos institutions et proposera les meilleurs solutions;
  5. Ce centre se chargera aussi d’accompagner la vision du chef de l’Etat pour un Congo Smart avec un numérique qui vient appuyer la gestion;
  6. Il servira aussi de laboratoire pour tester et proposer des solutions aux différents challenges de notre société, mais surtout pour appuyer l’action du gouvernement.
  7. Tout projet innovant sera admis dans cet espace et les porteurs ou le porteur de projet aura droit à 3 mois pour démontrer la viabilité de son projet ou alors il sera remercié;
  8. Les solutions pour améliorer le quotidien des Congolais y seront testées et validées.     

La mise en place de ce centre sera, selon ce dernier, un atout majeur pour le pays qui devra inéluctablement hisser la RDC dans le top 5 des pays Africains des indices de développement technologique, et ce, avant 2022.

Pour rappel, qui est FILIP KABEYA appelé par les siens Keyser?

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Président et créateur de la Fondation Lumumba Lab puis ingénieur informaticien, il plaide pour la promotion du numérique en RDC.

C’est quoi la Fondation Lumumba Lab ?

Plusieurs personnes confondent la Fondation Lumumba Lab et le Digital Lab. La fondation est le bras social de tout ce que nous faisons. Elle a créé le Digital Lab, l’incubateur Zaïre innove, les Laboureurs du code. Elle organise aussi des concours dans des écoles et des formations à l’endroit des plus jeunes. Dans nos débuts, il n’y avait pas de différence entre la fondation et le digital Lab. Nous portions comme dénomination «Lumumba Lab». A force de nous professionnaliser, nous avons distingué la Fondation, qui est la mère, et le Digital Lab, son enfant.

Depuis quand la Fondation Lumumba Lab a été créée pour quels objectifs ?

La Fondation Lab a vu le jour depuis 2012 et reconnu l’Etat rd-congolais en 2014. La Fondation a l’ambition de se doter d’une grande machine à même de réaliser plusieurs actions dans notre écosystème. Nous voulons bien être à Goma, à Lubumbashi, à Tshikapa, à Kananga, à Gemena, et autres villes de la Rd-Congo afin d’avoir plus d’impacts.

Qu’en est-il de Digital Lab ?

Le Digital Lab est un espace qui regroupe des entrepreneurs et des innovateurs dans le secteur des nouvelles technologies. Le Digital Lab, c’est est aussi entreprendre et former. L’année dernière nous avons formé 3000 enfants et plusieurs adultes.

Les enfants en plaine formation sur le code. Ph. Dr Tiers

Quelles sont les réalisations du Digital Lab depuis sa création ?

Nous avons réussi à avoir un espace qui permet aux concepteurs des projets de les matérialiser. Beaucoup de jeunes entrepreneurs sont passé par ici. Grâce au Café numérique, nous avons pu mettre en place un écosystème qui n’existait pas. Le Café numérique est notre première réussite.

Les femmes ont-elles aussi une place dans vos actions ?

Bien sûr. Par l’entremise « La Mine », le centre de formation de la Fondation, nous avons récemment lancé un atelier de trois mois avec une dizaine de femmes. Ce centre, consacré aux femmes, leur permet de créer des applications mobiles pour Android. Ces applications doivent répondre à un problème de société.

Les femmes en plaine formation sur la création des applications mobiles d’Android. Ph. Dr Tiers

A vous entendre parler, vos actions sont bénévoles. Comment vous arrivez a réussir tous ces projets ?

Je suis ingénieur informaticien et j’ai eu la chance de travailler dans de bonnes entreprises et de faire des économies afin de financer ma passion. A ce jour, nous avons quelques volontaires et des personnalités qui nous avec des dons. Nous sommes accompagnés par l’OIF, notre partenaire principal, et tant d’autres partenaires.

Quelle lecture faites-vous de la sphère numérique rd-congolaise ?

Notre sphère se porte bien en dépit du fait que nous restons à la traine. Le numérique en Rd-Congo est à 30%. Ce retard peut-être rattrapé en quelques mois. Il nous faut ainsi un plan clair qui doit être soutenu par les autorités. Tout ce que nous faisons aujourd’hui avec Lumumba Lab, c’est le devoir de l’Etat. Notre esprit doit être fixé sur l’avenir du numérique.

Nous appuyons, dans la mesure du possible, la promotion du numérique. Notre rêve est de voir des entreprises du numérique émergées comme votre média. Nous sommes une vision du numérique qui apportera de plus belles choses. Nos autorités doivent comprendre que la plus grande richesse du pays est l’homme rd-congolais. Et, il doit être formé. Il doit beaucoup apprendre.

En ce moment, Keyser se trouve en France dans la délégation congolaise pour représenter la RDC au salon international VIVATECH

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cet article, est une compilation de plusieurs auteurs dont Events RDC qui a réalisé l’interview.

 

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