Désignation Du Porte-Parole De L’opposition : Une Nouvelle Crise En Gestation Au Sein De L’opposition

Conformément à la Constitution du pays, les deux chambres du Parlement de la RDC, vont entamer les manœuvres pour enclencher le processus de la désignation du porte-parole de l’opposition. Un présage qui paraitrait tendu, dans la mesure où le violon ne s’accorde pas entre la Dynamique pour la vérité des urnes (DVU), plateforme politique que coordonne Martin Fayulu et le groupe parlementaire MS-G7.

La DVU dénonce la démarche du groupe parlementaire MS-G7 dans la désignation d’un porte-parole de l’opposition et continue de mettre en cause le pouvoir de Félix Tshisekedi à la tête du pays. « La DVU fustige cette imposture qui tend maladroitement à légitimer M. Félix Tshisekedi, et dénonce énergiquement ce qu’elle considère comme une trahison des acteurs politiques congolais, un complot monté contre le peuple congolais pour enterrer définitivement sa volonté souveraine exprimée lors des élections du 30 décembre 2018 et dont le respect constitue le cheval de bataille de la dynamique pour la vérité des urnes. La DVU s’interroge, dès lors, comment on peut à la fois réaffirmer sa victoire aux élections du 30 décembre 2018 et en même temps se positionner dans l’opposition », indique communiqué de la DVU.

Le groupe parlementaire MS-G7 proche de l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi estime que ce poste devrait être occupé par une personne possédant un charisme pour fédérer toutes les forces de l’opposition. Une thèse rejetée par les pro-Fayulu, s’accrochant à poursuivre avec son fameux combat de la vérité des urnes.
Pour cela, la bataille s’annonce tendue, dans la mesure où cela va créer une nouvelle crise au sein de l’opposition. Au sein de Lamuka, la plateforme Ensemble de l’ancien gouverneur Moïse Katumbi qui a le plus grand nombre d’élus, suivi par le MLC et Alliés de l’ancien vice président Jean-Pierre Bemba. Toutefois, Martin Fayulu, l’ancien candidat à la présidentielle, n’a pas grand nombre d’élus au parlement et il refuse toujours de reconnaître ces institutions. Donc, une profonde crise en gestation au sein de la coalition Lamuka.

Une démarche qu’entreprend le groupe parlementaire MS-G7
Le groupe parlementaire MS-G7 a multiplié les requêtes auprès des présidents des deux chambres. Quelques jours avant la date butoir, le 1er octobre, le député national MS G7, Bienvenu Apalala, a écrit aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour leur rappeler d’enclencher le processus de désignation du porte-parole de l’opposition.

Selon des élus du groupe parlementaire MS-G7, Katumbi doit être favori au regard du nombre des élus membres de sa plateforme Ensemble pour le changement. Pour eux l’accent sera mis sur un consensus en vue de consolider l’unité de l’opposition.

A souligner que l’opposition politique au niveau de l’Assemblée nationale a obtenu 102 députés parmi lesquels, Moïse Katumbi a 69 députés, plus de la moitié. Jean-Pierre Bemba a 18 députés. D’où, il sera question d’opter pour un consensus dans la désignation du porte-parole.

Le porte-parole, rappelle-t-on, a le rang du ministre d’État. Il va jouir des avantages et des immunités. Il faut souligner qu’il aura aussi la charge de gérer des fonds destinés à l’opposition.

Hervé Ntumba

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